On a beau mettre en avant la femme libérée et faire penser que beaucoup de femmes sont dominatrices et beaucoup d'hommes soumis, il n'en reste pas moins que les réalités physiologiques sont l'expression d'une nature relative à l'essence du masculin et du féminin, quelle que soient par ailleurs les variations culturelles par lesquelles s'exprime cette essence : l'homme est tournée vers l'extérieur et a soif de conquêtes, à commencer dans son désir pour la femme, et celle-ci concomitamment est tournée vers l'intérieur et attend que l'homme lui imprime sa marque, aussi bien physiquement que moralement.

La profusion des femmes dominatrices, voire castratrices, dans les sociétés contemporaines occidentales, résulte seulement d'un conditionnement social, qui ne relève pas d'une prétendue volonté de revanche de femmes sans cesse humiliées et tyrannisées par les hommes, mais d'une entreprise de coercition des classes populaire et moyenne par la petite minorité de ceux qui ont le pouvoir : de même que sur le plan ethnique ou racial, ils cherchent à culpabiliser les Blancs par une propagande de masse, sur le plan sexuel ils cherchent à opposer les hommes et les femmes du peuple : ils mettent en avant des injustices réelles pour faire croire qu'elles sont générales. Ils prétendent mettre en avant le combat de ceux qui sont présentés commes les plus faibles (les femmes dans le cas présent), mais en faisant oublier tout ce que les prétendus oppresseurs (les hommes) ont apporté aux prétendus opprimés (les femmes), et en faisant culpabiliser les uns (surtout ceux qui sont d'un naturel séducteur, au contraire de ceux qui sont d'un naturel combatif), ils installent une guerre permanente des sexes, qui empêche les classes populaires et moyennes de contester la domination injuste des classes supérieures. Les hommes faisant partie de ces dernières sont par ailleurs hypocrites, puisqu'ils ne les conquièrent que par leur argent et leur prestige social. En revanche, l'homme du peuple ne peut tenter de séduire une femme qu'en se soumettant à tous ses caprices tout en donnant l'impression d'avoir un semblant de force.

En conclusion, si l'on reconnaissait clairement que l'homme et la femme ont des rôles distincts, que le premier a pour but de se mettre en relation avec le monde exérieur, et que la seconde cherche à assister le premier et pérenniser ses entreprises et celles de la société en lui donnant une descendance, tout serait plus simple, et les éventuels abus pourraient être plus clairement identifiés, sans qu'on les confonde avec cette distinction des rôles, qui n'est aujourd'hui refusée que parce qu'elle procède d'une entreprise de déni du réel visant à asseoir la domination économico-politique d'une infime minorité au détriment du plus grand nombre.